Le Parc
de la tête d'or

Historique

Le Parc de la Tête d’Or doit son nom à une légende affirmant qu’un trésor comprenant une tête de Christ en or serait enfoui à cet endroit. Autrefois, le parc était une zone inondable constituée de petits îlots et de marécages.

image parc tête d'or La construction d’un parc urbain à Lyon est en projet dès 1812. Mais ce n’est qu’en 1856 que les frères Bühler, paysagistes suisses, que les travaux d’aménagement du parc débutent, après l’achat du terrain aux Hospices civils de Lyon. Les travaux durent cinq ans mais le parc est ouvert en 1857 au public.

Modelé à l’anglaise, le parc de la Tête d’Or est un parc classique du 19e siècle, contemporain de Central Park à New York construit la même année, avec ses allées en arc de cercle, des grandes étendues de gazon, son lac et sa large palette végétale. Le parc zoologique est créé la même année que le parc.
Au début, il n’est constitué que d’une ferme à vocation pédagogique avant de subir plusieurs aménagements permettant d’accueillir de nouvelles espèces animales. Avec les années, le parc se transforme. Dès 1857, le jardin botanique de Lyon est transféré du Couvent de la Déserte au parc.
De même, l’orangerie y est déplacée en 1859. Le lac artificiel de 16 hectares, créé à partir du puisage de l’eau dans la nappe du Rhône, accueille des activités de canotage à partir de 1961.
La grande serre est construite en 1865. C’est l’une des premières serres de France, rendue possible grâce à l’évolution des techniques, l’acier et le verre.

Le chalet, le chalet des gardes et le vélodrome sont construits en 1894 lors de l’Exposition universelle.
La roseraie est créée bien après en 1961. Côté végétation, les jardiniers ont entretenu et enrichi les collections au fil des années. On estime le nombre d’espèces végétales de 15 000 à 20 000 aujourd’hui.

Les richesses du Parc de la Tête d’Or

Le Parc de la Tête d’Or constitue l’un des plus grands parcs urbains de France. Géré par la Ville de Lyon, il est considéré comme le poumon vert de l’agglomération avec près de 117 hectares de superficie. Le Parc est accessible par huit entrées dont la dernière a été ouverte en 2009 aux abords de la Cité Internationale. Au fil des époques, il s’est érigé comme un haut lieu de la culture lyonnaise de par les nombreux évènements qui s’y sont tenus : films, expositions, théâtre et autres manifestations.

Le Parc de la Tête compte de nombreuses richesses et activités à découvrir.

image parc tête d'or Le Parc zoologique de 10 hectares permet de contempler près de 450 animaux répartis en 64 espèces dont une multitude d’animaux sauvages et exotiques.

En 2006, la plaine africaine est inaugurée et devient le lieu de vie d’une centaine d’animaux tels des girafes, des lions, des flamants roses ou encore des zèbres et des antilopes.
Entièrement gratuit, le zoo de Lyon est un espace ayant vocation à protéger les espèces animales en voie d’extinction et la biodiversité.
Le parc zoologique fait également de la recherche scientifique. Dans un souci pédagogique, le zoo propose aussi des visites et ateliers aux élèves des écoles, collèges et lycées.

image parc tête d'or Le jardin botanique vaut également le détour. Avec plus de 15000 plantes, il est l’un des jardins botaniques les plus riches d’Europe.
Il se compose de grandes serres comprenant des plantes tropicales, une petite serre chaude dédiée à la végétation de Madagascar, une serre aquarium et une serre hollandaise abritant des plantes carnivores. Les serres représentent 6500 m2 de surface totale. Outre les serres, il comprend deux ensembles distincts : le jardin botanique et le jardin alpin.

image parc tête d'or La roseraie se décline en quatre roseraies dont l’origine provient d’un don d’une collection de rosiers par Joséphine de Beauharnais en 1805.
Une première roseraie recèle de rosiers sauvages.
La roseraie historique dispose de 570 variétés de roses et la roseraie internationale de 60 000 rosiers de 320 variétés différentes de France et de l’étranger.

Enfin, une roseraie est dédiée à l’étude et au concours de la plus belle rose de France, prix attribué chaque année par un jury.

Le lac de 16 hectares est le cœur du parc. Il est possible d’y naviguer à bord de pédalos et barques.
Deux îles émergent dans la partie nord du lac. L’île des Tamaris est uniquement accessible en barque tandis que l’île du souvenir, anciennement appelée île des Cygnes, vise à honorer les militaires morts au combat.

Il est possible d’y accéder au moyen d’un couloir souterrain.

Créé à l’occasion de l’exposition universelle de 1894, le vélodrome a accueilli de nombreuses courses de vélos permettant d’y exposer les nouveaux modèles de bicyclettes.
Elle a notamment été le terrain de jeu des championnats du monde de 1989.

Encore aujourd’hui, des compétitions s’y déroulent comme les championnats Rhône-Alpes. Agrémenté d’une piste d’athlétisme et d’un terrain de sport, il est également utilisé par les écoles de l’agglomération lyonnaise.

Outre ces différentes infrastructures et lieux de détente, il est possible de partager des moments amusants en famille grâce à un large choix de divertissements : le théâtre de Guignol, le mini-golf, le mini-kart, les promenades en poneys et les multiples activités de la place Guignols tels les sulkys, les carrousels, la pêche aux canards ou les balançoires. Le parc peut se visiter de diverses façons : en train sur route ou sur rails, à vélo, à pied ou en rosalie.
De même, on peut s’y restaurer et s’y rafraîchir aux échoppes de confiseries, aux restaurants et aux buvettes ou bien s’y reposer sur l’une de ses grandes étendues d’herbes.